En cette journée nationale de la Qualité de l’air, WECF et le Fonds de dotation mutualiste vous donnent des clés pour comprendre et agir, avec de nouveaux outils pédagogiques et de sensibilisation.
99 % de la population mondiale respire un air contenant des niveaux de polluants supérieurs aux recommandations sanitaires selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Si la pollution de l’air concerne et peut affecter tout le monde, certaines périodes de la vie sont particulièrement sensibles aux effets des polluants atmosphériques. La grossesse constitue notamment une fenêtre critique d’exposition et de vulnérabilité. Une “fenêtre de vulnérabilité” désigne une période au cours de laquelle l’organisme est particulièrement sensible aux divers polluants. Une vigilance accrue est nécessaire pendant cette période.
Pendant la grossesse, les bébés in utero sont très vulnérables aux substances toxiques, qui peuvent traverser le placenta et affecter leur développement. L’exposition à la pollution atmosphérique est notamment associée à des risques accrus de faible poids de naissance et de naissance prématurée ainsi que d’autres effets sur le développement de l‘enfant.
Pourtant, s’il existe des campagnes de sensibilisation aux risques liés à la pollution de l’air, on peut constater et déplorer que les enjeux et risques pour la femme enceinte et son bébé restent peu visibles dans les recommandations au grand public. C’est dans l’optique de combler cet angle mort que WECF lance, avec le soutien du Fonds de dotation mutualiste, une campagne de sensibilisation sur la pollution atmosphérique et la grossesse, à l’occasion de la Journée nationale de la Qualité de l’Air.
Notre objectif : mieux faire connaitre ces risques et donner aux femmes enceintes, aux professionnel·les qui les accompagnent, à leurs proches, des clés pour comprendre et agir.
Changement climatique et pollution de l’air sont intimement liés : les canicules aggravent la pollution atmosphérique
L’impact de la pollution atmosphérique sur la santé est largement documenté. Elle constitue un facteur de risque majeur : maladies cardiovasculaires, diminution de la fonction pulmonaire, effets sur le développement du cerveau et du système nerveux central… Il a été également démontré que le réchauffement du climat a de profondes conséquences sur la santé humaine.
Pollution de l’air et climat ne peuvent plus donc être considérés séparément. Étroitement liés, leurs effets toxiques peuvent se renforcer mutuellement.
Ainsi, saviez-vous que les canicules aggravent la pollution atmosphérique (formation de l’ozone, aggravation des particules fines et ultrafines PM2.5)? Cette combinaison toxique multiplie les risques sanitaires. Les canicules de ces dernières années, particulièrement intenses au cours de l’été 2026, illustrent cette situation et renforcent la nécessité de prendre en compte les effets combinés de la chaleur extrême et de la pollution atmosphérique.
WECF sensibilise les femmes enceintes à ces risques croissants et leur donne des conseils pour se prémunir.
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