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Il est urgent de restaurer la santé de la planète pour sauver la santé humaine alerte à nouveau un rapport de l’ONU

Il est urgent de restaurer la santé de la planète pour sauver la santé humaine alerte à nouveau un rapport de l’ONU La 4ème session de l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement (UNEA), qui réunit les ministres de l'environnement du monde entier se tient du 11 au 15 mars à Nairobi. A cette occasion, est publié le 6ème Rapport sur l'avenir de l'environnement mondial (Global Environment Outlook). La 4ème UNEA a pour thème "Solutions innovantes face aux défis environnementaux et pour une production et une consommation durables".

6ème rapport sur l’avenir de l’environnement mondial

Le message: il est urgent de protéger l’environnement pour préserver de notre santé

  • 250 experts et scientifiques de 70 pays ont contribué au rapport, le plus complet sur le sujet depuis le dernier tome il y a 5 ans.
  • Selon les auteurs, sans action d’ampleur, des millions de décès prématurés liés à la dégradation de l’environnement auront lieu dans des régions entières d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique.
  • Deux défis spécifiques sont identifiés: la résistance antimicrobienne des polluants présents dans les eaux douces, et l‘impact des perturbateurs endocriniens sur la santé reproductive des hommes, des femmes, et le neurodéveloppement des enfants.
  • Selon les auteurs, les moyens scientifiques, technologiques et financiers pour relever le défi existent: ne manque que le soutien fort de la part des entreprises, des décideurs politiques et du public.
  • Le modèle actuel “Croissance d’abord, Nettoyage après” doit être changé pour une économie quasi-zéro-déchet d’ici 2050.
  • L’équivalent de 2% du PIB de chaque pays en investissement “vert” permettrait d’avoir des effets à long terme.

Quelques recommandations du rapport

  • Alimentation: Adopter un régime alimentaire moins riche en viande, et réduire le gaspillage alimentaire dans les pays “développés” et “en développement” pour augmenter la production alimentaire de 50% et nourrir les 9 à 10 milliards d’humains de 2050. 33% de la nourriture actuelle est gaspillée, 56% du gaspillage concerne les pays industrialisés.
  • Urbanisation: L’urbanisation galopante au niveau mondial doit être une opportunité d’améliorer le bien-être des populations et réduire l’empreinte écologique, grâce à une meilleure gouvernance, un urbanisme et des infrastructures vertes. Est pointé par exemple le problème des “îlots de chaleur urbain”. Un investissement stratégique dans les zones rurales est complémentaire, pour éviter les migrations vers les villes.
  • Plastiques: les auteurs soulignent la nécessité de stopper le flot de 8 millions de tonnes de déchets plastiques rejetés dans les océans chaque année; Aucun accord global en la matière n’a encore été conclu.
  • Usage des données : Parmi les points positifs du rapport, les auteurs estiment que l’usage des big data, et de données croisées entre organismes publics et privés, qui se dessine déjà, peut permettre plus d’efficacité.
  • Agir sur les systèmes entiers: Etant donné l’interdépendance des différentes thématiques, toutes les actions visant les systèmes entiers – énergie, alimentation, déchets – sont plus efficaces que celles qui visent une thématique prise isolément.

Les auteurs rappellent que préserver l’environnement et donc la santé peut avoir un coût immédiat mais générera finalement davantage de bénéfices. Mettre en oeuvre l’Accord de Paris sur le climat coûtera environ 22 milliards de dollars, mais le gain sanitaire de l’amélioration de la qualité de l’air s’élèvera à 54 milliards de dollars. Ne reste plus qu’à espérer que les experts seront écoutés par les décideurs, d’autant que la pression des populations, à l’image de la Marche du siècle prévue ce 15 mars, s’accentue.

Sources:

Global Environment Outlook 6, communiqué de presse (anglais) et résumé pour les décideurs (français)