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Cancer-environnement : tenue du 3ème Colloque de l’Appel de Paris

C’est sur la célèbre phrase “Les femmes et les enfants d’abord” que le Professeur Dominique Belpomme, initiateur en 2004 du Premier Colloque de l’Appel de Paris sur le thème Cancer et Environnement a conclu les 2 journées de conférences qui ont réuni scientifiques, médecins, représentants de la société civile, hommes et femmes politiques les 12 et 13 avril, en prélude à 3 journées de cours intensif de médecine environnementale pour les professionnels de santé.

Confirmation de la nécessité d’une nouvelle approche en santé et environnement

La 3ème édition du Colloque de l’Appel de Paris a confirmé l’ampleur des changements nécessaires pour faire face au caractère inédit des nouveaux risques pour la santé liés aux expositions environnementales, réunissant des intervenants de premier plan, reconnus pour leurs analyses en profondeur de la problématique santé-environnement.

Des données scientifiques confirment l’urgence du changement


Qu’il s’agisse de chercheurs tels Ana Soto, qui a longuement étudié les effets du Bisphénol A sur la santé des animaux, ou encore du Professeur Patrick Fénichel, spécialiste des cancers hormono-dépendants, ou encore le Professeur Morando Soffriti, qui a étudié les effets des champs électromagnétiques sur la santé, pour n’en citer que quelques-uns, les scientifiques présents ont pu faire partager à l’assistance les résultats de leur recherches. Tout comme David Gee, éminent représentant de l’Agence Européenne de l’Environnement qui a soumis une brillante analyse rappelant notamment que “l’absence de preuve d’effet néfaste ne signifie pas la preuve de l’absence d’effet néfaste”. Enfin, le Professeur Philippe Grandjean, chercheur de renommée internationale qui a pu démontré, à travers l’exemple du mercure, neurotoxique que “le bon fonctionnement du cerveau est non seulement nécessaire pour l’individu mais aussi pour la société”, se basant sur des années d’analyses approfondies de la question.

Des rôles pour le monde médical, la société civile et la classe politique

Corinne Lepage, députée européenne et ancienne Ministre, a quant à elle souligné que les questions de santé environnementale ne sauraient se résumer à un choix technique (scientifique) mais au contraire impliquent une responsabilité politique et juridique, soulignant notamment que la tragédie japonaise de Fukushima est “la faillite d’un système, basé sur la culture du risque probabiliste”.
Enfin, le monde médical et la société civile sont également deux composantes essentielles à une nouvelle approche. Le Dr Geneviève Barbier du Syndicat de la Médecine Généraliste, a notamment souligné l’importance que le monde médical lui-même ne participe pas au déni des effets de l’environnement sur la santé publique. Quant aux ONG présentes, qu’il s’agisse de Générations Futures (ancien MDRGF), du RES, de HEAL, de l’ASEF ou encore de WECF, toutes ont montré le rôle de relai et d’alerte que joue la société civile en termes de santé environnementale.

L’ARTAC, à l’origine de l’Appel de Paris en 2004, peut se réjouir de la tenue et de la haute qualité de cet évènement, qui permet de confirmer et d’ouvrir des perspectives larges de collaboration entre les différents acteurs bien décidés à faire de la bonne santé environnementale une réalité pour la population, en particulier pour les plus vulnérables d’entre nous que sont les femmes enceintes et les enfants.

Pour en savoir plus sur l’ARTAC, rendez-vous sur http://www.artac.info/