Connaissez-vous l’Omnibus VI ?
Il s’agit un projet législatif en préparation à Bruxelles qui propose de modifier les règles sur les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) dans les produits pour la beauté et l’hygiène.
L’objectif : « simplifier » la réglementation en vigueur depuis 20 ans sur les cosmétiques à la Commission européenne.
Le résultat ? Les industriels pourraient obtenir des délais encore plus longs pour qu’une substance classifiée CMR soit effectivement retirée du marché. Actuellement, il faut compter 18 mois. Avec le nouveau texte, les produits contenant une substance toxique pourraient rester jusqu’à quatre ans et neuf mois sur le marché.
L’omnibus VI prévoit d’introduire deux exceptions à l’interdiction des CMR dans les cosmétiques :
- « Les substances extraites des plantes non modifiées chimiquement » contenant un composé CMR (par exemple certaines huiles essentielles qui contiennent une substance CMR) ne seraient pas interdites par défaut, mais feraient l’objet d’une analyse au cas par cas.
- Si une substance est considérée CMR uniquement par voie orale ou par inhalation, il serait possible de continuer à l’utiliser dans un produit appliqué sur la peau après évaluation.
Autant dire, l’assurance d’augmenter les sources d’expositions à des substances dangereuses pour la santé des citoyens et citoyennes. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a d’ailleurs alerté sur l’« impact potentiel sur la vie quotidienne des personnes et leurs droits humains » de l’omnibus VI en octobre 2025.
Le texte Omnibus VI sur les produits chimiques constitue un recul historique et colossal sur la réglementation des produits cosmétiques.
WECF s’oppose
WECF engagée depuis plus de 15 ans pour la protection de la santé, alerte sur la vulnérabilité accrue des femmes, des femmes enceintes et des enfants aux substances chimiques.
Nous demandons des produits plus sûrs.
WECF est fermement opposée à ce texte et demande que la réglementation soit appliquée.
Nous alertons nos député·es, vous pouvez agir aussi via l’outil SHAKE ton Politique mené par l’ONG Générations Futures.
Pour en savoir plus sur l’OMNIBUS VI : https://www.generations-futures.fr/actualites/omnibus-6/