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Les vide-dressings en ligne, un nouveau business ?

Les vide-dressings en ligne, un nouveau business ? Dans le cadre de la campagne Wardrobe Change mise en oeuvre par Wecf France et nos partenaires européens, le Collectif Démarqué nous propose ici un dernier article sur l'analyse du secteur de la seconde main dans l'industrie textile avec un comparatif très détaillé et complet des différentes applications existantes.

Le marché de la seconde main explose dans les pays occidentaux

La seconde main prend son essor en France, et nous ne pouvons que nous en réjouir. Selon des estimations du site Thred Up (site américain qui publie un rapport annuel sur le marché des vêtements de seconde main depuis 2013), en 2028, le marché de la seconde main devrait être plus lourd que celui de la fast fashion. L’Institut Français de la Mode (IFM) évalue que près de 40% des Français.es ont acheté au moins un vêtement ou accessoire de mode de seconde main en 2019. Et 48 % des consommateur.rice.s indiquent vouloir en acheter davantage dès 2020. Finalement, les jeunes sont ceux qui adoptent le plus le réflexe seconde main : les « millennials » (25-37 ans) sont le groupe de tête (ils forment 33 % du total). Et ils sont 37 % de plus que deux ans auparavant .

Quels sont les avantages de la seconde main ?

La seconde main est écologique : en effet, elle permet d’économiser l’extraction et la transformation de matières premières (coton, polyester qui provient du plastique et donc du pétrole, etc) et évite toutes les étapes (nombreuses et polluantes) de la fabrication d’un vêtement. Évidemment, si on la compare à un achat neuf plutôt qu’à un non-achat, qui restera toujours la solution la plus écologique. Une étude commandée par Bruxelles-environnement a estimé que 9kg de CO₂ sont épargnés par kilo de vêtements réutilisés.

Mais ce n’est pas cet argument écologique qui pousse les Français.es à consommer des vêtements de seconde main : le prix reste le premier facteur d’achat.

En effet, la seconde main est généralement bien moins chère que les vêtements neufs. À une exception près : pour les friperies branchées ou “vintage”, certains vêtements peuvent prendre de la valeur avec le temps.

Les solutions de vide-dressing en ligne

Au-delà des friperies ou dépôt-ventes (découvre la carte des friperies du Collectif Démarqué ici), les grandes enseignes se mettent aussi à la seconde main. L’industrie de la fast fashion s’intéresse de près à ce phénomène. En 2017, H&M a investi deux millions d’euros (via son fonds H&M Co/Lab) dans la société suédoise de seconde main Sellpy. Autre exemple aux États-Unis, Macy’s (l’équivalent de nos Galeries Lafayette) a lancé un rayon entièrement dédié aux vêtements de seconde main. La course entre fripes et fast fashion ne fait que commencer.

Et surtout il existe de nombreuses solutions en ligne ! En 2019, 40% des Français.es ont acheté des vêtements d’occasion sur internet! Il existe de multiples applications, dont les algorithmes mettent en avant les vêtements les plus demandé et dont le principe est souvent le même :

  • Créer un profil ;
  • Prendre plusieurs photos de l’article que l’on veut vendre puis publier une annonce ;
  • Préciser la taille, la marque, l’état et le prix de vente ;
  • Mettre en ligne l’annonce pour commencer à vendre et acheter sur le profil d’autres vendeur.euse.s.
Campagne #AdopeLaFripe du Collectif Démarqué

Mais quelles sont les applications les plus en vogues ? Petit tour d’horizon des solutions existantes :

Les trois vide-dressings en ligne les plus utilisés en France sont Vinted, Vestiaire Collective, et Videdressing.com

  • Vinted, la licorne venue de Lituanie

On ne présente plus Vinted, avec 21 millions d’utilisateurs dans le monde dont huit millions d’utilisateurs en France (soit la moitié des acheteur.se.s en France). La société été fondée par Justas Janauskas et Milda Mitkute, à Vilnius (Lituanie) en 2008. Ils ont levé, en novembre 2019, 128 millions d’euros pour accélérer son expansion en Europe. Vinted est ainsi devenue la première « licorne » lituanienne, c’est-à-dire la première start-up de ce pays dont la valeur a atteint un milliard d’euros. Le modèle économique? Vinted ne facture pas les vendeur.euse.s mais les acheteur.euse.s : ces derniers se chargent de payer les frais de port et la « protection acheteur » de 5% et de 0.70€ par paiement. C’est une sorte de commission cachée qui donne l’impression que Vinted est totalement gratuit, ce qui n’est pas le cas.

Son succès est viral et rend addict : 1,5 million de personnes consultent quotidiennement Vinted, ce qui la place dans le top 5 du e-commerce. La cible est plutôt jeune car 60% des utilisateur.rice.s ont entre 18 et 29 ans.

On y trouve de tout, mais surtout des vêtements d’entrée et moyenne gamme. Et surtout, beaucoup d’articles de fast-fashion vendus à 1 ou 2 €. Pour Sihem Dekhili, chercheuse en marketing à l’université de Strasbourg, Vinted permet de résoudre un problème « d’ordre social » : « Pour des personnes aux revenus limités, qui ne peuvent accéder à certains produits vendus à des prix exorbitants sur le marché du neuf, ce marché permet d’éviter l’exclusion et d’accéder à des produits auparavant inaccessibles. » Mais le business model et le slogan « Tu ne le portes plus ? Vends-le » de Vinted poussent aussi à la sur-consommation.

De nombreuses critiques émergent face à Vinted et à un modèle qui pousserait à la sur-consommation

Plusieurs articles et initiatives critiques ont émergé ces derniers mois.

Tout d’abord, le site encourage l’envoi de colis, seule configuration qui permet de payer directement sur l’application et où Vinted prélève donc sa commission. Trouver les articles à proximité à échanger directement entre deux membres par une rencontre physique devient de plus en plus difficile. Selon Vinted, cette option de recherche à proximité a été retirée car “elle ne fonctionnait pas complètement et dans le but de protéger les données des utilisateurs”. Cependant, il s’agit surtout pour Vinted d’éviter les remises en main propre, où l’on peut essayer le vêtement et s’échanger deux articles ou de l’argent directement.

De plus, les « Vinties » sont encouragé.e.s via un système de notifications à constamment vendre et acheter plus: “Vinted encourage la rotation rapide de modèles, en grande partie issus de la fast fashion, en conférant du pouvoir d’achat aux consommateurs, qui revendent facilement des produits pour en racheter d’autres” déclare Alma Dufour, chargée de campagne extraction et surconsommation chez les Amis de la Terre France. Selon une étude réalisée par Vestiaire Collective, 30% des vendeur.euse.s se séparent de leurs précieux biens dans l’unique but de s’en acheter de nouveaux. Même constat du côté de The RealReal (une plateforme américaine) : la majorité de ses vendeurs utilisent l’argent gagné pour acheter des pièces de “première main”. En résumé, les « Vinties » vendent leurs habits (souvent de marques de fast fashion et très peu portés), pour s’en racheter de nouveaux. Pas très écologique tout ça… “Si vous vendez/achetez de la seconde main, sans que cela ne vous empêche d’acheter des produits neufs, alors cela n’a aucun impact (sur l’environnement).” avertit Michael Sadowski, chercheur au World Resources Institute, dans une interview au Business of Fashion.

De nombreuses vidéos YouTube mettent aussi en scène des utilisateur.rice.s de Vinted qui expliquent comment gagner un maximum d’argent, ou comment bien vendre sur la plateforme. Vinted devient une source de revenus pour certain.e.s, qui n’achètent parfois que pour revendre. De nombreuses Vinties se sont converties en vrai businesswomen.

En conclusion, “Vinted, c’est une fast fashion des vêtements de seconde main. Cela pousse à l’achat et la vente frénétique sans respect de la matière, de façon totalement dématérialisée et inonde les utilisateurs de publicité. C’est l’Amazon du vêtement de seconde main.” va jusqu’à affirmer Stéphanie Calvino, fondatrice du mouvement Anti_fashion.

Ce site se positionne sur larevente d’articles haut-de-gamme et de luxe. Les articles à vendre sont envoyés dans un hub logistique, situé dans une ancienne filature à Tourcoing. Une équipe d’expert.e.s vérifie l’authenticité et la conformité de la pièce avant l’envoi chez l’acheteur.se. 2 500 à 3 000 colis arrivent chaque jour.

La sélection d’article est très pointue avec des marques de luxe allant de Chanel, à Isabel Marant en passant par Hermès. Le site possède plus de 350.000 membres. Son business model est évidemment le prélèvement d’une commission, assez élevée (plus de 20%), mais justifiée par le service d’expertise et de contrôle effectué par Vestiaire Collective.

Son slogan est simple : « Achetez, vendez, recyclez ». D’ailleurs, Vestiaire Collective revendique une image de luxe, mais écologique et solidaire : “Notre modèle est par essence durable, c’était d’ailleurs en grande partie l’intérêt de Vestiaire Collective dès le lancement, mais on cherche à être cohérent. On a développé un nouveau système d’achat pour les articles de moins de 200 euros : les ventes peuvent être faites en direct, c’est-à-dire sans notre intermédiaire. Et désormais, le lieu où se trouve l’objet est précisé à l’acheteur. Il peut ainsi favoriser les articles qui ne viennent pas du bout du monde.” selon Charles Bellois, le chef des opérations de Vestiaire Collective. De plus,le hub de Tourcoing a pour objectif d’afficher un bilan carbone neutre d’ici à la fin 2020, et des panneaux solaires ont été installés sur les toits de l’ancienne filature.

Cette plateforme française est spécialisée dans les vêtements milieu, haut-de-gamme et luxe (surtout en maroquinerie). Elle se caractérise par son service client unique “garantie satisfait ou remboursé” qui permet de retourner un produit acheté pour remboursement quel que soit le motif. Créée en 2009, elle rassemble plus de 1700 marques et a construit une solide communauté d’acheteurs/vendeurs. Le site web est ludique car chaque vendeur.euse gère sa boutique virtuelle. Le business model consiste en une commission de 10% pour les articles de plus de 150 euros, mais videdressing.com rembourse les frais de port. Ainsi, pas de commission sur les ventes à moins de 150 euros, soit près de 58% des articles en vente sur le catalogue. Videdressing se situe donc à mi-chemin entre le luxueux Vestiaire Collective et le plus utilisé Vinted.

Enfin, de nombreuses personnes utilisent aussi les plateformes d’e-commerce traditionnelles pour acheter ou vendre leurs vêtements : sur LeBonCoin ou bien eBay.

De nombreuses autres applications alternatives

 En France

Ce vide-dressing 100% féminin ressemble à une vraie boutique en ligne : le/la vendeur.euse liste simplement ses vêtements, sans fournir photo ou description. Prêt-à-Changer accepte une sélection de marques et refuse tout article ayant un défaut. Il faut ensuite expédier ses articles (gratuitement) et un virement bancaire est effectué sous 15 jours après réception des articles. Le prix de rachat est non négociable et établi par un calculateur automatique. Prêt-à-Changer s’occupe donc du suivi, des certifications, contrôles et garanties.

À réserver aux belles pièces de luxe et à celles et ceux qui n’ont pas le temps de s’occuper de la vente eux-mêmes !

Collector Square est devenu le leader européen de la vente en ligne de sacs, montres et bijoux de luxe de seconde main. Le site fonctionne avec 25% de commission, mais pour une bonne raison : Collectorsquare s’occupe de tout, de l’annonce à l’expédition, en passant par l’authentification, pour revendre les pièces de luxe à l’international. Collectorsquare propose aussi un Showroom et un concept store à Paris. A noter cependant, l’actionnaire principal de Collectorsquare est le groupe industriel Dassault.

  • Once Again: le rachat cash pour toutes les gammes de vêtements

Comme le service conciergerie de Vestiaire Collective, Once Again propose de racheter cash vos sacs, accessoires et vêtements, sans avoir à vous occuper de la vente. Pour cela, un simulateur automatique permet d’estimer la valeur des vêtements. Les prix de rachat proposés restent faibles mais Once Again accepte beaucoup plus de marques que son concurrent, notamment du bas et milieu de gamme (Zara, H&M mais aussi IKKS, Morgan, Kookaï, etc). C’est donc pratique pour se débarrasser facilement de ses vêtements, en gagnant (un peu) d’argent. Avant d’envoyer ses vêtements à Once Again (avec un minimum de 15 produits), il faut quand même les laver et les repasser.

L’idée a émergé en 2016 dans la tête de Michaël et Anthony, deux amis et collègues de longue date. Avec l’envie de lancer un business qui ait du sens, ils se sont donnés comme mission de créer une entreprise qui participe à la réduction de l’impact environnemental des vêtements. Once Again met beaucoup en avant le côté écologique de la seconde main et s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

Fondé en 2012, Troc Vestiaire est un site gratuit, promouvant le troc : l’avantage est donc de pouvoir renouveler sa garde-robe sans dépenser. Pas besoin de fixer un prix et pas de commission!

On y trouve de tout : du luxe aux vêtements de fast fashion. On s’inscrit, on créé sa penderie en ligne avec les vêtements à échanger, puis on repère les vêtements qu’on aimerait dans les penderies des autres. L’inconvénient : il faut donc se mettre d’accord entre deux membres pour que l’échange ait lieu. Ensuite vous pouvez échanger vos vêtements par colis ou par rendez-vous si vous habitez la même ville.

  • CrushON : la friperie vintage en ligne

Un site un peu différent des autres, car il ne s’agit pas de vendre entre particuliers: CrushON se décrit comme “le meilleur des friperies et créateurs vintages réunis sur une seule plateforme en ligne”. Leur slogan : Réinventons le futur avec le passé. On adore leur design coloré, et on se laisse séduire si on n’est pas fan de chiner en friperies !

  • Joiia: le tout nouveau “clé en main”

Ce nouveau site ensoleillé a pour ambition de “vous proposer une nouvelle et joyeuse expérience du vide-dressing et de la mode de seconde main”. Le but : comme pour Once Again, Joiia s’occupe de tout ! Pas besoin de photos ou descriptifs, Joiia gère la vente et prend des photos professionnelles. Les articles sont contrôlés. Le vendeur est payé dès qu’un des articles est vendu. Un personal shopper peut même vous aider à trouver la pièce de vos rêves, sur simple demande

Fondé en 2020 par deux femmes et amies de longue date, le site a aussi une ambition écologique : offrir de belles pièces de qualité tout en préservant notre planète (et notre portefeuille). Joiia est une entreprise française et indépendante, et 5% de la commission est reversée à des associations partenaires, auxquelles Joiia offre également leurs invendus.

Les plus écologiques

  • Swap-Chic, le vide-dressing au niveau local

Swap-Chic est une application de vide-dressing éco-responsable en ligne. Elle se démarque par son utilisation 100% gratuite, sans commission. L’application géolocalise les membres par code postal pour leur permettre de se rencontrer pour échanger ou vendre les vêtements et accessoires à proximité de chez soi. Ainsi, tout se déroule au niveau local : pas d’envoi de colis polluants à effectuer, pas de déception en recevant l’article. On se rencontre, on échange, on peut examiner le vêtement et même l’essayer avant de l’acheter. Swap-Chic met en avant le concept du “swap” donc du troc ou de l’échange, dans une perspective écologique. Mais l’application permet aussi l’achat et la vente. De plus, elle référence de nombreux “Swap-Places”, c’est-à-dire des cafés, concept stores ou salons de thé, la plupart bio, éthiques ou éco-responsables. Le but est de soutenir ces commerces locaux, les mettre en avant, et s’y retrouver pour échanger les articles en toute sécurité. Evidemment, les membres peuvent aussi se retrouver dans le lieu de leur choix.

À essayer donc pour les personnes qui sont dans une démarche d’économie circulaire et de solidarité. On (re)prend le temps de se rencontrer et de partager autour d’un café, pour apporter une dimension humaine à toutes ces applications de vide-dressing, qui perdent parfois de leur sens pour devenir de vrais business lucratifs.

À noter : la deuxième version de l’application web est sortie début 2020. Il y a déjà plusieurs centaines de Swap-Places référencés, mais encore peu d’articles disponibles à proximité de chez soi (actuellement, les membres se concentrent surtout dans les grandes villes de PACA et à Paris).

L’application est aussi disponible en version mobile à l’adresse suivante : www.swap-chic.com. Les applications iOS et Android sont en cours de financement sur okpal.

  • Ethic2hand, la marketplace seconde main pour les marques éthiques

Ethic2hand se distingue car c’est un site internet destiné à vendre/acheter seulement des pièces éthiques et éco-responsables, de seconde main et de fin de collections. On y trouve des vêtements homme, femme et enfants, des accessoires, des cosmétiques et même des objets du quotidien. Une commission de 10% est prélevée sur chaque transaction, à la charge du/de la vendeur.euse. Pour les achats de fin de collection, une commission de 10% supplémentaire est prélevée à la marque. Marion, la fondatrice lyonnaise de cette application, a choisi de gagner de l’argent uniquement par la commission et refuse toute publicité.

Pour savoir ce qui est éthique, il faut que le produit respecte au moins un des critères suivants : en matière textile écologique (coton bio, matière recyclée, tencel), possède un label environnemental (GOTS, FSC, BIO, GRS, PEFC),social (Fair Wear Foundation, FairTrade, FairMine) ou durable (délavage durable, bois durable, or durable etc) et fabriqué  dans l’Union Européenne … Ou provienne d’une marque éthique listée sur le site.

Ethic2hand est donc une bonne solution pour celles et ceux qui poussent la démarche encore plus loin, et veulent acheter de la seconde main éthique! Cependant, les achats et ventes se font aussi uniquement par colis, la dimension locale n’étant pas mise en avant. Les marques éthiques ne sont peut-être pas encore assez répandues en France pour pouvoir offrir cette possibilité.

Venues d’ailleurs

  • Depop, l’application vintage acidulée

Cette application uniquement disponible sur Android ou iOs est spécialisée dans la revente de pièces vintages. Elle s’est construit une image cool et branchée, et propose un compte Instagram déluré. L’application est internationale et permet de dénicher des pièces pointues dans le monde entier.

Ce vide-dressing venu des Pays-Bas fonctionne comme Vinted, mais propose des tarifs plus corrects, là où les « Vinties » ont souvent tendance à baisser les prix au maximum. Les utilisateur.rice.s sont des adeptes de la mode  assez pointus, donc les articles sont plutôt tendances. L’interface est assez simple, les frais de port sont compris dans le prix de vente du produit. Pour s’étendre en Europe, la start-up a opéré une levée de fonds d’un million d’euros. United Wardrobe compte environ un million de membres actifs, qui proposent 750 000 pièces à la vente. La société livre aux Pays-Bas et en Belgique, mais aussi en Allemagne et en France. Aujourd’hui, le site web est disponible en néerlandais, en allemand, en français et en anglais. A terme, le but serait d’avoir un marché unifié, pour pouvoir acheter entre les différents pays.

Un marché de la seconde main compétitif qui fait aussi des perdants

Pendant cette recherche, nous sommes aussi tombées sur  plusieurs sites de vide-dressing ayant fermé : U got a wish (qui était totalement gratuit, avec une offre abondante et plutôt à prix cassés) ; Modalist (qui s’occupait de tout de A à Z) ou encore InstantLuxe, un site de seconde main spécialisé dans les accessoires de luxe (sacs, bijoux, montres) acquis par les Galeries Lafayette en 2016 et fermé en 2018. Ce dernier ne serait pas parvenu à atteindre une taille suffisante, face aux autres acteurs de l’occasion haut-de-gamme comme Vestiaire Collective ou Videdressing.

Finalement, pour s’y retrouver :

Pour conclure, les solutions sont nombreuses. Selon ce dont on a besoin, on peut se tourner vers différents vide-dressings en ligne :

  • Pour acheter ou vendre des pièces éthiques ou de marques éco-responsables, il vaut mieux se tourner vers Ethic2hand et soutenir cette jeune initiative ;
  • Pour rester dans une démarche écologique et locale, on vend via la remise en main propre avec Swap-Chic. Pas de commission, et on en profite pour soutenir les commerces locaux avec le système de référencement des Swap-Places ;
  • Pour aller au plus simple, sans vendre soi-même ses vêtements, avec plus de souplesse sur le prix de vente, on se tourne vers les solutions “clé en main” Joiia ou OnceAgain ;
  • Pour tout ce qui est luxe et haut-de-gamme, on s’oriente plutôt vers Vestiaire collective, Prêt-à-Changer ou Collectorsquare pour les accessoires ;
  • Pour avoir le plus grand choix, il reste bien sûr Vinted et Videdressing.com.

La seconde main revêt donc de multiples facettes. Essayons d’utiliser les applications de vide-dressing les plus éco-responsables, dans un secteur où l’écologie s’impose finalement comme la plus « cool » des tendances.

Ressources supplémentaires

Pour en savoir plus sur l’impact de la mode

Guide d’achat des vêtements d’occasion en ligne (tailles, prix etc)