À l’invitation de WomenVai (Women and Men in Environment and Artificiel Intelligence) WECF a participé le 11 septembre à un évènement lors de la 63eme session du conseil des droits humains de l’ONU à Genève : leadership économique des femmes pour faciliter les transitions justes dans le cadre de la crise du climat.
Quand les technologies menacent les droits humains
Une occasion de rappeler que les innovations technologiques peuvent être une menace pour les droits humains (déplacements forcés, déni des initiatives locales, agressions contre les défenseur·ses de l’environnement)
Au delà de ces menaces, les coûteuses innovations technologiques, avec d’hypothétiques bénéfices, nécessitent des fonds importants qui mettent en concurrence les financements des besoins réels des communautés locales.
Sans participation des habitant.es des territoires, et en particulier des femmes et organisations féministes, la justice climatique ne peut pas être au rendez-vous. En effet, ces structures locales qui connaissent bien leur territoire mettent en place des solutions concrètes, réalistes et innovantes pour créer des filets de sécurité sociale et mieux adapter leur territoire et leur habitant.es aux changements du climat.
Des technologies adaptées, portées par les femmes
« J’ai profité de cette tribune pour mettre en avant deux projets de technologies adaptées aux besoins et portées par des femmes. » Véronique Moreira, présidente de WECF France
- le projet bhungroo qui permet de collecter et de stocker l’eau de la mousson en Inde, de cultiver pendant cette période d’inondations ; et ensuite de pomper l’eau pendant la période de sécheresse pour produire une seconde récolte. Ainsi la sécurité alimentaire est garantie ainsi que des revenus stables. Et la gouvernance des coopératives locales, assurées par des femmes rurales, permet une montée en puissance du leadership féminin et la reconnaissance de l’expertise des femmes locales.
- Le projet de Yakoumi au Togo qui écologise la filière Karité en travaillant sur la réduction de l’empreinte carbone des coopératives, l’installation de solutions solaires et l’amélioration des conditions de travail des employées. Le rôle des femmes dans la gouvernance est souligné et amplifié, ce qui leur assure une meilleur participation aux décisions locales.
Ces initiatives, comme toutes celles récompensées par le prix solutions genre et climat que nous remettons chaque année à 3 organisations lauréates lors de la conférence mondiale pour le climat, sont efficaces sur le terrain, renforcent l’adaptation au changement climatique, et créent de la prospérité locale.
Encore faut il qu’elles soient connues et donc visibles pour être dignement financées et amplifiées.
Véronique Moreira, présidente de WECF France