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G7 : wecf france et le W7 regrettent la faiblesse des engagements concrets

G7 : wecf france et le W7 regrettent la faiblesse des engagements concrets

Du 4 au 6 juin les ministres de l’environnement des 7 pays les plus riches du monde –et parmi les plus pollueurs de la planète- se sont réunis à Metz pour, selon l’appel du gouvernement français « lutter contre les inégalités en protégeant l’environnement et le climat ».

La période était bien choisie : au même moment l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) publiait un rapport glaçant mais sans surprise sur le déclin massif de la biodiversité, la 6ème extinction de masse. Par ce rapport, ils associent leurs avertissements à ceux des chercheurs du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui nous donnent une dizaine d’années pour inverser la courbe du réchauffement climatique.

Les demandes de la société civiles

L’agenda des ministres comprenait des temps de rencontre avec les représentants de la société civile. Lors de ces séances, wecf France a exprimé les recommandations du Women7, coalition qui rassemble des organisations de la société civile des pays du G7 et des pays en développement investies sur la question des droits des femmes et des filles.

En complémentarité avec C7 (acteurs de la solidarité internationale), et L7 (mouvement syndical mondial), nous avons constaté la gravité de l’accélération des phénomènes climatiques, de l’augmentation des pollutions, de la dégradation des écosystèmes, et leur impact plus important encore sur les personnes les plus vulnérables. 

Nous avons pointé l’insuffisance des financements et la mauvaise volonté des gouvernements qui persistent à subventionner les énergies fossiles malgré leurs engagements.

Nous avons demandé expressément aux Etats de respecter leurs engagements, de revoir leurs ambitions à la hausse, et de veiller à ce que les réponses aux problèmes prennent en compte les Droits Humains.

Au nom du W7, wecf France a insisté sur la nécessité de prendre en compte les organisations de femmes, parce qu’elles sont à la fois plus vulnérables aux impacts du changement climatique, des polluants de l’environnement et de la dégradation de la biodiversité, mais aussi parce qu’elles mettent en place des solutions locales efficaces pour protéger leurs communautés et les écosystèmes locaux. Cependant, ces initiatives pertinentes sont ignorées par les décideurs et ne trouvent pas d’accès aux fonds climat, qui privilégient les projets de plus importante envergure financière.

Le W7 demande donc aux leaders du G7 de mettre en place des politiques qui intègrent le genre, des financements dédiés aux organisations de femmes, des mesures pour permettre aux femmes de participer aux décisions.

L’annonce faite à l’issue de cette ministérielle environnement, de mise en place d’une plateforme multi-acteurs nommée GREAT (Actions et Formations Environnementales Sensibles au Genre) est un premier pas vers la reconnaissance du lien très fort entre les dégradations environnementales et les femmes.

Cependant, cela ne résout pas les problématiques de participation des organisations de femmes à l’élaboration des politiques ni d’accès aux financements.

Au-delà des déclarations politiques, wecf France attend des engagements tangibles et des politiques publiques pour « construire avec les femmes un monde sain, durable et équitable », pour tous et toutes.

Véronique Moreira

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