Skip to main content
whatshot Produits chimiques shopping_basket Produits du quotidien Santé-environnement

Des ONG demandent l’interdiction de masques contenant des nanoparticules toxiques

Des ONG demandent l’interdiction de masques contenant des nanoparticules toxiques Dans un courrier adressé ce jour à la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et plusieurs autres hauts responsables de l'Union européenne, plusieurs ONG internationales et européennes, dont CIEL, ETC Group, HCWH et WECF alertent sur la présence dans des masques utilisés à grande échelle dans l'UE de nanographène, des nanoparticules potentiellement toxiques pour les voies pulmonaires. Cette potentielle toxicité a récemment conduit les autorités canadiennes à interdire les masques en contenant, et à recommander aux populations d'éviter de les porter.

Une alerte venue des autorités canadiennes

Alertées par leurs confrères canadiens, plusieurs ONG exigent le retrait de ces masques, notamment portés par Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission elle-même.

Alors que ces masques sont maintenant interdits par Santé Canada, il sont largement distribués dans l’UE : par exemple, l’Etat allemand de Hesse a passé une commande de 33 millions de ces masques.

Nanographène: quels risques potentiels ?

C’est en janvier 2021 que les premières alertes venues de parents sont apparues au Canada. Le 26 mars, le Canada a interdit les masques contenant du nanographène, étiquetés “healfiber”, et demandé aux parents et aux écoles de stopper leur usage. Cette décision fait suite à une publication de Santé Canada (l’Agence sanitaire canadienne), identifiant une potentielle toxicité pulmonaire associée à l’inhalation de nanographène. Des signalements de troubles respiratoires, maux de tête, irritations cutanées et autres effets ont également eu lieu. A ce jour, Santé Canada n’a pas de données garantissant la sécurité et l’efficacité des masques contenant du nanographène.

Le 2 avril, Santé Canada, dans une communication officielle au grand public a demandé de “Ne pas utiliser des masques étiquetés avec la mention graphène ou graphène biomasse” et demandé au public de “Signaler toute difficulté respiratoire ou autre type d’effet néfaste sur la santé.

Les demandes des ONG aux autorités européennes

Les ONG questionnent depuis plusieurs mois l’usage de nanoparticules toxiques ou autres substances chimiques préoccupantes dans les masques, équipements de protection devenus courants dans le cadre de la lutte contre la covid-19. Le fait que ce type de masques soit porté par les plus hautes autorités de l’UE, et plus largement le grand public illustre l’ignorance en matière de toxicité de ces substances. Pour les ONG signataires, l’UE doit agir vite pour suivre la décision canadienne et retirer ces masques du marché, qu’il s’agisse d’usages par des professionnels, le grand public ou tout type de catégorie de la situation. Les masques de protection ne peuvent pas présenter un risque pour la santé.

En savoir plus :

Lettre ouverte ci-dessous

Communiqué (en anglais), sur le site de CIEL, https://www.ciel.org/news/health-and-environmental-groups-push-european-and-world-leaders-to-protect-citizens-from-masks-containing-toxic-particle-nanographene/

Informations sur la toxicité du nanographène (en anglais), article du 28 mars)