Un été 2026 aux conséquences dramatiques
Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale. En France et dans d’autres états membre, plusieurs milliers de décès supplémentaires ont été recensés rien que pendant la semaine où la canicule a atteint son pic, et le bilan ne cesse de s’alourdir — sans compter les incendies de forêt et les pertes de récoltes sur l’ensemble du continent.
Nous connaissons le danger ! L’UE a déclaré l’urgence climatique dès 2019.
Ainsi, alors que la plupart des pays européens disposent de plans d’action santé-canicule et de systèmes d’alerte précoce et que l’UE a adopté une stratégie d’adaptation en 2021, trop peu de mesures sont prises ! La Commission européenne prépare actuellement le cadre européen de résilience climatique, dont l’adoption est prévue fin 2026. Ce cadre déterminera si cet été débouchera enfin sur des obligations contraignantes — ou sur une nouvelle stratégie sans conséquence, ce contre quoi nous nous élevons.
Face aux vagues de chaleur, l’Europe doit agir
WECF a rejoint le pôle régional européen de la Planetary Health Alliance et plus de 80 organisations dans le cadre de la Déclaration européenne sur la chaleur et la santé, appelant l’Union Européenne à placer la santé au cœur de sa politique climatique : avec des obligations d’adaptation juridiquement contraignantes, des objectifs de santé mesurables et un plan d’action européen « chaleur-santé » doté d’un fonds d’urgence pour les hôpitaux, les maisons de retraite, les crèches, les écoles….
La protection contre la chaleur a un coût. Mais bien moindre que celui des vagues de chaleur extrêmes récurrentes.