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wc Climat et développement territorial

WECF et ses partenaires de la Women and Gender Constituency ont participé à la première édition de Climate Chance

WECF et ses partenaires de la Women and Gender Constituency ont participé à la première édition de Climate Chance Retour sur le Sommet des Acteurs Non Etatiques engagés dans la lutte contre le dérèglement climatique - Nantes 26 et 28 septembre 2016

WECF et ses partenaires de la Women and Gender Constituency ont participé à la première édition de Climate Chance, le Sommet des Acteurs Non Etatiques engagés dans la lutte contre le dérèglement climatique, du 26 au 28 septembre 2016, à Nantes.

Notre motivation ? Renforcer la place des femmes dans les politiques climat locales.
Nous avons montré que les femmes développent sur tous les territoires des solutions qui permettent la survie des populations et la préservation de la biodiversité des écosystèmes, qu’elles contribuent ainsi à mettre en place des stratégies d’adaptation et d’atténuation adaptées aux besoins de leurs communautés. Nous sommes venues plaider pour que leurs initiatives soient soutenues et financées par les instances politiques locales.

Nous avons contribué dans les plénières, où Gotelind Alber (Gender CC), Titi Soentoro (AKSI), Evelyn Terundu Ugbe (WEP) ont expliqué que même si la place des femmes était un peu mieux prise en compte dans les textes de l’Accord international sur le Climat, aucun progrès notable ne serait fait pour un accès aux droits fondamentaux sans prise en compte de la cause profonde des injustices, ni sans transformation des politiques territoriales. Par exemple, le droit à l’eau est menacé quand le changement climatique bouleverse les équilibres et ajoute des corvées supplémentaires pour les femmes des pays en développement. Et ce droit fondamental doit être protégé par les autorités publiques locales, en stoppant la privatisation des services de base, qui empêche les communautés – et en leur sein les personnes les plus fragiles – de bénéficier d’un bien commun, et de le gérer en toute transparence.
C’est donc pour défendre les droits des femmes que WECF s’implique dans plusieurs des coalitions d’acteurs de Climate Chance, notamment celle sur les Coopération Décentralisée et celle sur les Financements.

Anne Barre, de WECF, et Marie Dominique de Suremain, de Enda Europe, ont également démontré, lors de l’atelier que nous avons piloté, la pertinence et l’efficacité des initiatives portées par les femmes.
Les coopératives d’énergies renouvelables qu’elles installent en Géorgie, les fours efficients qu’elles construisent au Sénégal ou au Nigéria, leur lutte contre la déforestation en Malaisie, le rôle d’alerte qu’elles jouent lors de crues meurtrières au Maroc, les innovations qu’elles lancent en agriculture pour redonner de la fertilité aux sols, autant de projets concrets qui contribuent à créer des revenus décents, tout en s’adaptant au changement du climat.

Nous avons insisté pour que ces initiatives soient prises en compte dans les programmes de financement, notamment en facilitant l’accès aux fonds climat à l’échelle locale.

Beaucoup de chemin reste à parcourir pour que notre action, au-delà d’être reconnue, soit vraiment soutenue et intégrée dans les politiques climat locales, pour une véritable justice climatique.
C’est pourquoi nous nous mobilisons dans tous les lieux de concertation sur le climat, pour faire valoir la place des femmes dans les politiques, les programmes et les financements.
Nous serons ainsi présentes et actives lors de la Conférence mondiale pour le climat, la COP 22, qui se tiendra cette année en novembre à Marrakech.