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wc Climat et développement territorial

Etude Genre et Climat, réalisée par WECF International et coordonnée par WECF France

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Nous avons réalisé cette étude, avec le soutien financier du Ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer, afin de mesurer  concrètement les efforts de six pays européens pour intégrer le genre dans leurs politiques climat.

En effet, tous les pays ont selon l’Accord de Paris, l’obligation d’assurer que l’égalité de genre soit prise en compte dans les domaines de mise en œuvre de cet accord pour lutter contre le changement climatique.
Nous avons donc interrogé des agents de ministères allemands, autrichiens, finlandais, français, hollandais et du Royaume Uni ainsi que des représentants d’organisations de la société civile de ces pays.
Notre questionnaire recherchait d’abord des exemples d’intégration de l’égalité femmes hommes dans les politiques, programmes, projets sur le changement climatique, nationaux ou internationaux.
Nous cherchions ensuite à faire émerger des pistes pour renforcer l’intégration du genre dans les politiques climat sur le plan intérieur et à l’international, et à mesurer quel cadre légal, quels actions ou quelles initiatives les gouvernements mettaient en œuvre ou appuyaient.
Nous avons interrogé la contribution des Etats, et leurs attentes sur la poursuite et l’opérationnalité d’un programme du type du programme de Travail de Lima sur le genre (1).

Enfin, nous avons listé des bonnes pratiques pour que le Genre soit concrètement intégré dans les programmes et politiques climat.
Les résultats de cette étude sont partagés ; les Etats s’engagent assez clairement à l’international pour que leur Aide Publique au Développement intègre bien la place et le rôle des femmes, mais, faute de transversalité et de communication fluide entre les différents services, la mise en œuvre d’une véritable stratégie pour mettre les femmes au cœur de la lutte contre le changement climatique est retardée.
Des standards ont été élaborés par l’OCDE pour définir et mesurer la nature de leurs financements en faveur de l’égalité femmes hommes, et de nombreux projets sont financés par les gouvernements (recherche, formations, renforcement des capacités des négociatrices, prix et valorisation d’actions ponctuelles).

Cependant leur efficacité n’est pas évaluée, les actions sont insuffisamment coordonnées, et le montant des financements est trop faible pour permettre des progrès significatifs.
Un seul pays (le Royaume Uni) a voté une loi sur le genre qui établit la nécessité pour les fonds publics de l’Aide au Développement de prendre en compte le genre, assortie d’une boîte à outils pour détailler le texte qui s’applique à trois ministères régaliens.

En 2018, les États devront renouveler leurs déclarations pour partager leurs contributions nationales et démontrer leurs progression dans la lutte contre le changement climatique. L’intégration du genre permettra alors de prouver que le niveau des contributions nationales progresse.

(1) Nous avons proposé des recommandations pour leur permettre de répondre à cet enjeu, en insistant sur la nécessité de proposer une méthodologie d’action.

Connaître et capitaliser : Au delà du soutien à des projets certes intéressants mais dispersés, il est temps de capitaliser les pratiques réellement efficaces, pour mieux connaître ce qui fonctionne, et de les utiliser pour formuler une feuille de route structurante.

Former : Il faut également développer une « culture du genre » en formant les services de l’Etat et leurs partenaires, et assurer des ressources consistantes, avec un budget spécifique et des moyens humains et techniques.

Mesurer et évaluer : L’évaluation qualitative ne doit pas être laissée de côté, parce qu’elle permet de tirer des enseignements et de créer des ressources pour avancer.
Exceller : Les Etats peuvent s’appuyer sur les expert.es et les organisations de la société civile pour un soutien technique et la présence de ces expert.es doit être renforcée dans les cercles de recherche et dans les groupes du GIEC.

Féminiser : l’intégration des femmes dans les filières universitaires, professionnelles, les métiers de la transition énergétique, l’ensemble des instances et des organes de décision doit être promue pour assurer l’efficacité et la pertinence des politiques climat.

L’intégration de l’égalité femmes hommes peut permettre de progresser dans de nombreux domaines (lutte contre la précarité énergétique, cursus universitaires, micro entreprenariat local, métiers de la transition climat…), il est donc urgent de la mettre concrètement en œuvre !